J'men reviens.

# Posté le dimanche 13 septembre 2009 00:45

Dis-toi que j'y crois, fais ce que tu peux.

Dis-toi que j'y crois, fais ce que tu peux.
Car sans rires c'est plus facile de rêver, à ce qu'on ne pourra jamais plus toucher.
J'ai été prendre un café ce matin. L'air était lourd et humide, les bagnoles victime de conducteur atteint de rage au volent klaxonnaient pour aucune raison. Le feu rouge qui laissait la lumière verte se faire désirer faisait attendre les passants qui envoyaient chier le petit-pieton. Les mouettes qui survollaient le McDonald se faisaient engraisser à coup de 100g de patates et de sels par un p'ti gars beurré jusqu'à la moelle de ketchup et de reliche, frustré à l'idée d'avoir eu un jouet pour fillette dans son joyeux festin. À l'arrêt d'autobus il y avait un noir et une asiatique qui se léchaient les amygdales, à côté d'une septuagénaire certainement veuve qui devait avoir perdu son mari pendant la deuxième guerre mondiale, une balle dans le poumon gauche et un morceau d'obus dans la couille droite. La boucane de ma cigarette va dans les yeux d'une gothique potelée qui porte plus de mascara qu'une playmate. À côté de la grosse gothique il y a père de famille qui se fait une track sur le Petit Prince d'Antoine de St-Exupery. Le Petit Prince, lui, se fait aborder par un renard psychopathe et une rose nymphomane et dépendante affective. La vie des autres semble plus pertinente que celle que je mène. Pourtant mon drame est aussi essentiel que celui qu'a vécu la emo grasouillette, lorsqu'elle a peut-être raté sa deuxième tentative de suicide, ou encore de l'overdose du papa de Mathieu et d'Ariane qui attend la 60 avec un caillot sanguin perlant de sa narine droite. Mon ex n'est pas mort durant la guerre du Vietnam, mon fils n'a pas eu une Bratz à la place d'un Transformer. J'ai jamais fourrer un noir, ni une aucune chinoise qui a une sacoche Hello Kitty. Mon livre préférer n'est pas celui qui raconte l'histoire d'un homme qui dessine des brebis dans des boîtes de déménagement, et mon père ne met pas la moitié de ses revenus dans des produits nettoyants cuits au four. Mon mélodrame s'est pendu dans son garde-manger après avoir engloutit une boîte complète d'Apo Cloxy 340 X, le médicament des femmes atteinte d'infection vaginale, ou encore celui qui soigne la tuberculose. Je dois quitter, car mon destin est dans une cave surveillée par une horde de talibans. Je dois quitter, car on m'a donné la pomme de blanche neige et qu'elle était infestée de verres atteint de la grippe porcine. Je dois quitter, car mon épiderme devient bleu aux notes de I'M BLUE par EIFFEL 65. Je dois quitter car mon c½ur a été arraché à coup de couteau à laitue. Je dois quitter car mon souffle est coincé entre deux cigarette. Je dois quitter car mon esprit se fait cuire à 350 degré pour un souper familiale, le dimanche soir. Chaque homme se rencontre sur internet, et tout les hommes tombent amoureux. Je pense à toi pour tout les jours de ma vie. Les conclusions hâtives arriveront avec les journaux de demain, mais pour le moment il nous reste le téléjournal. Pour le moment, il y a ce qu'il reste de nous.
Oublie pas mon c½ur.
J'allume ton visage, un phare dans la nuit.
Cale les délires, fume les mirages.
Étire l'étau, fais-toi fêter fort.
Avant que le pire déchire la page,
Fais-moi un cadeau, oublie pas mon corps.

# Posté le lundi 10 août 2009 16:57

Modifié le lundi 10 août 2009 17:21

Genevieve Grenier

La morsure fait toujours moins mal que l'abcès.
L'habit est toujours moins laid que la cicatrice.
Le souffle est toujours plus cours que la brise.
Le sang est toujours plus rouge que l'amour.


Il charme, mutile et pars à courir. L'homme à la cigarette pousse ses doigts dodus dans les lampions déjà brûlés. L'amour est un duplicata mal exécuté, le teint fade du pire visage de Dieu, la plus douce des larmes d'une geisha... le plus bel habit de ton grand-papa, le vomi de ton frère dans la salle de bain. Il est à la fois purin et câlin, il est mortel. Mais n'est-ce pas pour cela qu'on vie... Qu'on éponge nos larmes dans des souffrances encore plus cruelles... Qu'on essaie de discipliner, structurer nos âmes...
Tandis que ce que l'on a besoin.....


...c'est de se faire mal.

Il a recroqué la pomme. Fait attention aux vers ...

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 17:04

Modifié le mercredi 16 décembre 2009 17:36

Pustules

I cannot ...........g.o ...t....o. .....t..........h..e ......................o...c.e.....a.....n
I cannot ..d..r.i..v.e........ .t..h...e ..........s..t.r.....e..e...t..s .......a...t .............n....i.g...h.......t
I cannot .............w....a....k.e..........u.......p........ i...n .............t....h..e..... m...o.r...n.i....n........g

La respiration haletante, mes mains liées, mes pieds noués. Appuyé contre le calorifère brulant. Le torse nu d'un homme, le mien, couvert de boue, de coupures, blessures, brulures. Contre le calorifère brulant sous l'effet des légère cloques qui se formes du teint roussit de l'épiderme, apaisé par les goûtes de sueurs perlant de ma nuque. Mes mains liées, mon corps noué de douleur, sous les rideaux déchirés laissant passer les premiers rayons du soleil, par la fenêtre cramé pointé vers l'est. La fenêtre brisé, les quelques éclats de verre jonchant sur le sol. Il prend l'un deux, le dépose tranquillement contre ma joue, appuyant plus en plus, laissant le sang gicler. La lame descend peu à peu jusqu'à la pointe de ma lèvre. Un violent coup, un violent coup de sang. Le poing se lève, il frappe. Un cris imperceptible, un coup de pied dans l'abdomen. Sa main parcourt mes cheveux, son index contre mon cuire chevelu, son doigté doux et insipide. Sa main agrippe mes cheveux, me tire d'un point à l'autre de la salle, mon corps mutilé depuis des années, des mois, des jours, percutant violemment le mur. Lui il sort un couteau, lui il enlève la gaine et le plante dans ma poitrine. Moi, j'aime ça. Il tourne la lame, puis répète son geste à multiples reprise sous mes éclats de rire. Pour me faire cesser, il lève son poing, et frappe, avant de déposer la lame du couteau contre mon oreille gauche, avant de la couper, avant de la percer, avant d'entendre le son que fait un pavillon tombant contre le plancher en bois. Ma jambe tendue, il la broie avec son talon. La deuxième, il la regarde d'un air obscène. Viole-moi, criss, viole-moi. Il prend la batte adossé contre le mur, laisse la gravité la faire abattre contre ma joue. Férocement. Contre ma tempe, et se met à attaquer ma deuxième jambe. Un énorme crac sépare le temps de ma condamnation au temps où il m'était possible de boiter. Je suis condamné à rester ici, je souris. Mon sourir, il le déteste. Il reprend sa batte, et d'un coup sec ma casse les palettes. Reprend ton couteau, coupe-moi la gencive. Coupe-moi les joues, coupe-moi les paupières, coupe-moi le bras, je me dévorerai de l'intérieur, je me consumerai. Il s'assoit devant moi, tel un poseur: adossé contre le mur, il s'allume une cigarette. Images.
Well, I'd never want to see you unhappy. I thought you'd want the same for me...
Pustules

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 16:28

Modifié le lundi 10 août 2009 17:11

Definitivement

Definitivement
partir
J'abandonne .

C'est tellement crade de constater à quel point tout devient petit.
À quel point tout se métamorphose en petit grain de sable gris et morne.
Rien de négatif, j'attache une grande importance au gris.
Comme j'attache de l'importance à tout, à rien.

Ça me brule les iris à voir une peuplade se dire peu à peu au revoir,
à constater qu'il me faudra à mon tour leur adresser une dernière salutation,
une dernière réplique qui sortira de travers, la gorge sèche et la voix tremblante.
Parce que je n'ai pas envie de dire à la prochaine fois, mais comme toujours,
je dois le faire, parce qu'il le faut, nécessairement.

Ça m'empoisonne le c½ur à l'idée que ma forteresse sera vide, mon palais désolé,
à constater qu'il me faudra le rebâtir à travers le tout du rien, à travers rien du tout,
une dernière fois qui sera de trop.
Parce que je n'aurai pas le temps de labourer les champs, de tailler la pierre, mais comme toujours,
je devrai m'y soumettre, parce que je jouis à m'imaginer comprendre les décisions que j'embrasse.

Ça me rend dément, démon, damné,
à constater qu'une cigarette volée c'est peu près du ridicule,
des champs de tabac que je lui dois, j'm'en arrache la pense, j'm'en arrache les cheveux.
Parce que je n'ai pas envie de devoir lui dire à la prochaine fois, et comme jamais,
ne plus la revoir pour des lustres, sur son perron cramé de mégots et bois avarié.

J'ai pas envie de partir .

I saw you cry today
The pain may fill you
I saw you shy away
The pain will not kill you

You made me smile today
You spoke with many voices
We travelled miles today
Shared expressions voiceless

It has to end
Living in your head
Without anything to numb you
Living on the edge
Without anything to numb you

It has to end to begin

# Posté le samedi 13 juin 2009 19:39

Modifié le samedi 13 juin 2009 20:21